Article publié en novembre 2016 : les chiffres des premières sections portent sur le deuxième trimestre 2016 et ne décrivent pas le marché actuel ; la situation de 2026 est donnée plus bas, d'après l'Insee.
Les prix des maisons et des appartements repartaient à la hausse en France après plusieurs années de recul au deuxième trimestre 2016 : Paris enchaînait trois trimestres consécutifs de hausse, et l'ensemble du pays affichait une progression légère. Dix ans plus tard, l'indice Notaires-Insee raconte une autre histoire, avec des prix des logements anciens en léger repli sur un an.
Les zones où les prix montaient en 2016 et leur niveau
Les prix des appartements à Paris ont augmenté en moyenne de 2,66% par mètre carré au cours du deuxième trimestre de 2016, selon la Chambre des Notaires de Paris.
En Île-de-France, la région la plus riche et la plus peuplée du pays, le prix moyen des appartements s'est accru de 1,53% en glissement annuel, pour atteindre 5 310 euros par mètre carré au deuxième trimestre de 2016.
Dans la Petite Couronne, le coût moyen des appartements atteint 4 270 € par m 2.
Dans la Grande Couronne, le prix moyen des appartements a diminué de 0,35% (0,34% ajusté en fonction de l'inflation) à 2 880 € par m 2.
En France métropolitaine en général, les prix des maisons ont augmenté de 0,78% au cours de l'année au deuxième trimestre 2016. Ceci représente le deuxième trimestre consécutif de hausse des prix sur un an, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Les raisons de cette flambée de prix
Les hausses de prix s'expliquaient en partie par la faiblesse des taux d'intérêt des crédits immobiliers : la baisse des taux a largement porté la dynamique du marché au début de l'année, en rendant solvables des acheteurs qui ne l'étaient pas un an plus tôt.
La demande croissante soutenait aussi ces hausses. De janvier à juillet 2016, 15,2% de logements existants de plus qu'un an auparavant ont été vendus en France, et le nombre d'appartements anciens vendus augmentait également à Paris. La construction résidentielle et les mises en chantier de logements neufs comptaient parmi les autres facteurs de hausse des tarifs.
De plus, il n'existe aucune restriction sur la propriété étrangère en France. La plupart des biens sont susceptibles d'être en propriété absolue. Les appartements sont détenus dans deux formes de propriété : la copropriété (qui a des réunions de copropriétaires, avec des votes et des comptes tenus), et des volumes, adaptés pour l'essentiel à des développements à usage mixte. Il y a aussi des contrats de bail allant jusqu'à 99 ans maximum.
Les prix des maisons augmentent-ils encore en 2026 ?
Les prix des maisons ne montent plus en 2026 : selon l'indice Notaires-Insee publié le 8 septembre 2026, les prix des logements anciens reculent de 0,8 % sur un an au deuxième trimestre 2026, en France hors Mayotte. Le repli vient surtout des maisons, en baisse de 1,3 % sur un an, alors que les prix des appartements restent quasi stables.
En Île-de-France, la tendance s'est retournée au même moment : l'Insee relève une baisse de 0,3 % sur un an au deuxième trimestre 2026 pour les logements anciens de la région, après trois trimestres de hausse. La baisse y est portée par les maisons, tandis que les appartements progressent encore légèrement. Ces valeurs du dernier trimestre restent provisoires et peuvent être révisées à la publication suivante.
Le contraste avec le rebond décrit plus haut tient en partie au crédit : la hausse de cette époque reposait sur des taux bas, et la remontée des taux d'intérêt des années récentes a réduit le budget des acheteurs, en particulier pour les maisons, dont le prix unitaire est plus élevé.
Suivre soi-même l'évolution des prix des maisons
L'indice des prix des logements anciens, calculé chaque trimestre par l'Insee avec les notaires, reste la référence pour savoir si les prix des maisons augmentent ou baissent à l'échelle du pays et des grandes régions. Il compare des biens comparables d'un trimestre à l'autre, ce qui le rend plus fiable que le prix moyen des annonces.
À l'échelle d'une commune ou d'une rue, la base publique des Demandes de valeurs foncières (DVF), diffusée par l'administration fiscale, recense les ventes réellement conclues avec leur prix et leur surface. Un acheteur ou un vendeur peut ainsi comparer un bien aux transactions récentes du voisinage, plutôt qu'aux prix affichés, souvent plus élevés que les prix de vente.





